mardi 25 septembre 2007

Crottin de lutins


Ingrédients :

- 285 g de farine
- 3 oeufs
- du sel


Préparation :

Mélanger la farine, 3 oeufs, un peu d'eau, une cuillère à café de sel fin, à la cuillère de bois, afin d'obtenir une pâte coulante, pas trop épaisse.
Prendre deux petites cuillères à café pour former des petites boulettes, rustiques, évocatrices et pourtant savoureuses.
Les faire tomber dans 4 litres d'eau salée bouillant dans une marmite.
Les laisser bouillir juste le temps qu'elles remontent à la surface.
Puis les passer sous l'eau froide, les égoutter et les sauter au beurre.
Servir garni de croûtons frits au beurre.

Le Pont des Fées à Gérardmer (Vosges)


En fait ce pont construit en 1763 , s'appelait le "Pont des Fies".
En patois "fies" signifie "épicéas", variété de sapins des Vosges.
Ce nom lui avait été donné en raison du fait que la Vologne traverse une sombre forêt d'épicéas.

Plus bas elle entoure deux petites îles, appelées îles "Marie Louise ou Perles des Vosges".
Dans le temps on y pêchait des perles que l'on trouvait dans les huîtres d'eau douce et en 1737 les habitants avaient offert ces perles aux princesses Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV, lors de leur passage dans les Vosges.

Dolmen de la Roche aux Fées (Ille et Vilaine)


Le monumental dolmen de la Roche aux fées est situé sur la commune d'Essé en Ille-et-Vilaine. Il mesure 19,5 mètres de long, 4,70 mètres de large, et atteint 4,10 mètres de haut.
Cet impressionnant édifice date du néolithique final (4500 à 4000 ans avant nos jours). Il est constitué d'une quarantaine de blocs de schiste du Précambrien. Ce schiste non présent sur le site a dû être importé. Le gisement le plus proche se situe dans la forêt du Treil à 5 km de l'édifice. C'est un travail titanesque au vu de la taille des blocs de pierre dont une demie-douzaine peuvent peser près de 40 tonnes.

La légende raconte que ce sont les fées qui ont fabriqué ce monument, et que si on essaye de compter à plusieurs reprises le nombre de pierres utilisées, on ne parvient jamais au même resultat, car les fées, très espiègles, s'amusent à déplacer les pierres pendant que l'on compte.

Les sirènes

Sous les eaux de l'étang au Duc, près de Vannes, vivait une dame mystérieuse, à laquelle ceux qui ont rapporté ses gestes donnent tantôt le nom de groac'h, tantôt celui de Mary Morgan, tantôt celui de sirène, bien qu'aucun récit ne parle de la queue de poisson, attribut essentiel de cette divinité aquatique. Elle n'était pas née fée : c'était jadis une princesse de vingt ans, propriétaire de ce petit lac, et recherchée en mariage par tous les grand seigneurs du pays ; un de ceux-ci, à qui appartenait l'étang de Plaisance, la fatiguait de ses importunités. Ne sachant comment s'en délivrer, elle lui dit un jour qu'elle le prendrait pour époux quand l'étang de Plaisance coulerait dans celui du Duc. L'amoureux ne répliqua rien ; mais, ayant fait creuser un canal pour réunir les deux pièces d'eau, il invita la dame à une fête et la reconduisit en bateau, de Plaisance à l'étang au Duc ; ceci désespéra si bien la pauvre princesse que, sommée de tenir sa promesse, elle se précipita, la tête la première, au fond de l'eau.

Depuis ce jour, dans les belles nuits d'été, on voit de temps à autre, assise sur un rocher voisin de l'Hôpital général, une femme d'une incomparable beauté, tenant à la main le peigne d'or des sirènes et toujours occupée à démêler sa blonde chevelure. Surprise une nuit par un passant, elle se sauva avec tant de précipitation qu'elle oublia son peigne dont il s'empara ; mais elle se vengea en l'entraînant sous les eaux. Elle attira aussi dans son palais de cristal un capucin qu'elle avait rendu amoureux, et un soldat, qui, séduit par sa beauté, s'était approché d'elle.

Une princesse, belle comme le jour, demeure dans un château, tout au fond de la mare qui est en haut de la côte de la Madeleine, à Pluduno (Côtes du Nord). Un garçon du pays l'entendit chanter et depuis il en a avait perdu le boire et le manger, si bien qu'un jour il se jeta dans l'eau. Malgré toutes les recherches, on n'a pu trouver son cadavre ; les uns assurent qu'il vit heureux auprès de la princesse, d'autres disent qu'il est mort, mais que son corps, n'ayant pas eu de prières, est condamné à errer jusqu'à ce qu'une personne charitable soit parvenue à le faire enterrer en terre bénite.


Gestes des fées au bord des eaux

Sur le beau lac d'Estoin, dans la région pyrénéenne, on voyait les fées guider de légères nacelles aux flancs bleus, à la poupe couverte de lames d'or. Les bords des étangs du Roussillon sont aussi peuplés de fées qui habitent un palais sous les eaux : les bergers les aperçoivent souvent, vêtues de blanc, en train de se peigner en se mirant dans les ondes. Elles ont le pouvoir de séduire tous ceux qui s'approchent d'elles ; pendant le jour, elles font paître l'isard dont le lait les nourrit.

En Corse, un petit lac de la région de Tellano est appelé lago della fata, lac de la fée. Vers la fin du XVIIe siècle, Poli d'Olmiccia avait remarqué qu'une femme très élégante venait chaque jour faire sa toilette sur ses bords et qu'elle allait ensuite se blottir, comme une couleuvre dans un trou rond pratiqué dans un banc rocheux de la berge (1) ; plusieurs fois, il tenta de la surprendre, mais dès qu'elle l'apercevait, elle quittait sa niche et se précipitait dans l'eau.
Un jour, Poli profita du moment où elle était occupée à se peigner pour la jeter au lac et il put la ramener ainsi à lui, et elle essaya de lui échapper : à la fin, voyant que ses efforts étaient vains, elle consentit à l'épouser ; mais, lui dit-elle, c'est à la condition que tu ne t'inquiéteras jamais de savoir si je mange ou si je ne mange pas, si je bois ou si je ne bois pas, car je ne dois pas te laisser ignorer que je ne suis pas une femme comme les autres.

Ils vécurent en bonne harmonie durant vingt ans et ils eurent six enfants : trois garçons et trois filles ; la femme se tenait à table avec son mari et ses enfants, mais elle ne mangeait ni ne buvait ; seulement, une fois le repas terminé, elle avait soin de ramasser les restes et de les emporter dans sa chambre.
Le mari eut un jour la faiblesse d'aller regarder par le trou de la serrure, ce que faisait sa femme ; il vit qu'elle avait retiré son corset et qu'elle était en train de manger, mais qu'elle introduisait les aliments sans les mastiquer dans une ouverture qu'elle avait dans le dos.
Sa curiosité n'en fut pas moins connue, car sa femme sortit précipitamment et lui dit :
- Misérable ! tu as fait notre malheur à tous deux ; procédons immédiatement au partage de nos enfants, car désormais nous ne pourrons plus vivre ensemble.

Le mari choisit les trois garçons ; après quoi sa femme disparut emportant ses trois filles, qui étaient des fées comme elle ; mais au moment de quitter le seuil conjugual, elle proféra la prédiction suivante :
-Jusqu'à la septième génération, nulle progéniture de la famille Poli ne comptera jamais plus de trois héritiers mâles.

Or, la famille Poli en est aujourd'hui à la sixième génération et ce qu'a prédit la fée est arrivé !

(1) Le récit de cette légende a été fait par Poli d'Olmiccia, petit-fils du petit-fils du mari de la fée en question ; cette fée est désignée aujourd'hui sous la dénomination de "fée des Poli d'Olmiccia".
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