jeudi 20 septembre 2007

Aby, la fée artiste


En bordure d'une clairière, à la lisière du monde obscur et des pâles lumières du matin, je vis Aby, une autre fée de mes amies.
Elle ramassait, elle aussi des couleurs que les oiseaux de la nuit lui lançaient avant de regagner leur nid, à l'abri des hommes.

Aby aime marier les couleurs avec des objets appartenant parfois à notre monde des fées, mais parfois aussi avec ceux de ses voisines les sorcières....

Le mélange est satanique ou féerique selon l'humeur du moment et ne nous lasse pas de nous émerveiller... Il en découle une tendresse, une tristesse, une mélancolie, un mystère, une poésie...

Venez découvrir les légendes qu'elle nous offre


http://gallaby.blogspot.com/

Emy, la fée papier


Au détour d'un chemin, je rencontrais Emy la fée.

Elle était occupée à ramasser des couleurs, que les oiseaux lui lâchaient de leurs plumes...

Comme elle en avait récolté abondamment, elle se mit à les trier et les ranger dans sa boite magique. Puis, j'observais qu'elle les ressortait pour les couper, les cranter, les ficeler, les décorer et les unir à des boutons, des dentelles, des fleurs, des papillons...

Mais que faisait-elle ?


En se rendant au pays des petits bons hommes, elle avait découvert un travail plein de charme et qu'on appelle le "scrapbooking". C'est ainsi qu'Emy commença à confectionner des albums, des cartes, des livres d'or, des grimoires... pour notre plus grand bonheur !


Tous ces papiers ensorcelés se sont mis à me suivre...

Aussi, soulevez délicatement le coin de ma chemise...
Ils sont là... ils vous attendent...

http://emy-qiu.blogspot.com/

Qui je suis vraiment : Mélusine - la légende

L'origine de Mélusine est royale. En effet, sa mère, la fée Présine, avait charmé son père Elinas, le roi d'Ecosse, non sans lui avoir fait promettre, avant leur mariage, de ne jamais chercher à la voir pendant qu'elle accoucherait. Elinas, oubliant sa promesse, enfreint l'interdit. Présine dut alors se réfugier avec ses trois filles, Mélusine, Mélior, et Palestine, dans l'Ile perdue (Ile d'Avalon).
Lorsqu'elles devinrent grandes, celles-ci, usant de leurs pouvoirs de fées, décidèrent d'enfermer leur père dans la montagne magique de Northumberland. Cela parut trop sévère à Présine qui jeta un sort sur ses filles.
Elle dit à Mélusine : "Tous les samedis tu seras serpente du nombril au bas du corps. Mais si tu trouves un homme qui veuille bien te prendre pour épouse et promettre de ne jamais te voir le samedi, tu suivras le cours normal de la vie. Toutefois si ton mari vient à percer ton secret, tu seras condamnée à retourner au tourment jusqu'au jugement dernier".
Mélusine rencontre Raymondin dans la Forêt de Cé près de Lusignan. Ce dernier, revenant d'une chasse au sanglier aucours de laquelle il a tué par accident son oncle Aimeri, comte de Poitiers tombe amoureux de Mélusine et la demande en mariage.
Grâce à ses pouvoirs, Mélusine réussit à faire innocenter Raymondin. La fée, accepte de l'épouser et lui fait promettre de n'avoir aucun doute sur son origine et de ne jamais chercher à la voir le samedi. En échange, elle offre à Raymondin sa fortune ainsi qu'une nombreuse et longue descendance.
Durant la première année de leur mariage, Mélusine entreprit la construction de Vouvant, de Mervent et de la tour de Saint-Maixent : autant de places fortes qui contribuèrent à l'immense puissance de la famille Lusignan. Une seule nuit lui suffisaient pour édifier les plus imposantes forteresses (Tiffauge, Talmont, Partenay), des églises comme Saint-Paul-en-Gâtine, surgi au milieu des champs, les tours de la Garde à La Rochelle et celles de Niort, et même la ville de Lusignan.
Un samedi poussé par la jalousie de son frère, le comte de Forez, Raymondin transgressa la règle de fit avec la pointe de son épée un trou dans la solide porte en fer qui gardait le chambre de sa femme. Et voici ce qu'il vit :
"
Mélusine se baignait dans une moult grande cuve de marbre, en signe de femme jusqu'au nombril, et se peignait les cheveux; et, du nombril en bas, en signe de queue d'une serpente, grosse comme une quaque à hareng, et moult longuement débattait sa queue en l'eau tellement qu'elle en faisait jaillir jusqu'à la voûte de sa chambre"
Mélusine trahie s'enfuit dans un cri par le fenêtre et plus jamais son mari ne la revit sous forme humaine. Toutefois, la légende nous enseigne que Mélusine revint pendant trois jours, à chaque fois que l'une des forteresses qu'elle avait construites changea de maître, et qu'elle apparut toutes les fois que l'un de ses descendants fut sur le point de mourir.

L'histoire
Le chroniqueur Jean d'Arras rédige en1392 l'histoire de Mélusine pour Jean de Berry, récent acquéreur du château des Lusignan, qui désirait donner à sa famille des origines mythiques prestigieuses à l'image des héros grecs ou latins qui tous descendent d'un dieu ou d'une déesse. Par un jeu de mots, Jean d'Arras fait de Mélusine la mère Lusigne, la noble dame dont serait donc issu le lignage des Lusignan en Poitou. C'est là une manière adroite de flatter le seigneur qui le fait vivre : les trouvères du nord de la France comme les troubadours du Sud dépendent, en effet, étroitement des grands seigneurs dont ils célèbrent les exploits.
A l'origine, Mélusine était probablement la représentation de la déesse gauloise Lucine qui présidait aux accouchements. Comme d'autres légendes, elle a été reprise par la tradition chrétienne.

Compléments :
Les dix enfants de Mélusine
Mélusine donna dix fils à Raymondin. Mais le comte, quoique très fier d'avoir tant d'enfants, n'était pas toujours très a l'aise en les regardant.
- le premier, Urian - qui devint roi de Chypre - était "en tout point bien formé, sauf qu'il avait un visage court et tout en largeur, un œil rouge et l'autre pers [bleu et vert], et les plus grandes oreilles qu'on ait jamais vues à un enfant;
- le deuxième, Eudes, avait une oreille incontestablement plus grande que l'autre";
- le troisième, Guion, avait "un oeil plus haut que l'autre";
- le quatrième Antoine, beau et bien fait comme ses frères, sauf qu'il portait "sur la joue une patte de lion, et avant qu'il ait huit ans, elle devint velue, avec des griffes tranchantes"
- le cinquième, Renaud, n'avait qu'un œil, mais remarquablement perçant;
- le sixième, Geoffroy, avait une canine de 3 cm qui lui sortait de la bouche;
- le septième, Fromont, - qui devint moine à Maillezais - avait une tache velue sur le nez;
- le huitième, Horrible, incroyablement grand, avait trois yeux, et il était si féroce qu'avant 4 ans il avait tué 2 de ses nourrices".
- le neuvième, Thierry, était normal;
- le dixième, Raymonnet, était normal aussi.

Le tombeau de Merlin


Suivant une légende qui est vraisembablement due à une infiltration littéraire, l'enchanteur Merlin dort sous un dolmen ruiné appelé Tombeau de Merlin, en attendant que Viviane le réveille.

Ce sont en réalité les vestiges d'une allée couverte datant de 3000 à 2000 avant l'an 0.

Franchement, vous ne pensez tout de même pas que Merlin se serait fait enterrer sous ces pierres ridicules ? Dois-je vous rappeler qu’il n’est même pas mort, mais prisonnier des " neuf cercles " immatériels que Viviane, la Dame du Lac, a créés au cœur de la forêt. Notre Enchanteur est partout et nulle part, il est La Forêt. Rien ne sert de croire en son existence pour penser qu’il vous entend. Les hommes sont aveugles, et ceux qui tentent maladroitement de faire resurgir les brumes du passé et les ombres des druides le sont encore plus.

Herbes magiques ou aphrodisiaques

Les plantes jouent un rôle dans quelques opérations magiques dont se servent les chasseurs : ceux du Cher prétendent que si on plante des trognons de chou dans un carrefour où se rencontrent quatre chemins ayant des noms différents, et si on met des collets à ces trognons, le lendemain matin on trouvera un lièvre pris à chaque collet.

Dans les Vosges pour attirer le gibier, il faut mélanger du jus de jusquiame avec de la graisse et du sang provenant d'un animal de l'espèce qu'on veut tuer, partager cette sorte d'onguent en autant de parties que l'on veut, et enfouir chacune d'elles peu profondément à diverses places : une heure après, on voit accourir le gibier que l'on a désiré.
Pour les oiseaux, on fait bouillir une poignée de graine de jusquiame et, après l'avoir séchée au soleil, on la jette dans une terre fraîchement remuée ; tout aussitôt toutes sortes d'oiseaux viennent s'abattre sur ce champ.
(La jusquiame a surtout des propriétés sédatives. On l'utilise comme antispasmodique contre les spasmes de l'estomac, la maladie de Parkinson, les entérites, les entérocolites, les douleurs de la vessie, etc.
On l'emploie aussi pour calmer les crises d'hystérie, l'agitation due à l'éthylisme, etc., contre les névralgies (du trijumeau, en premier lieu), et pour calmer les douleurs en général.
En applications externes, on la recommande, en solution huileuse, contre la goutte, les rhumatismes, les contusions et les maux d'oreilles. On peut fumer les feuilles pour calmer les crises d'asthme.)

Les plantes servent à la composition des aphrodisiaques ; mais il en est qui par leur simple contact exercent de l'influence sur les affections.
Dans la Gironde, pour inspirer de l'amour, il faut placer dans la poche de la personne dont on désire être aimé, et sans qu'elle le sache, un trèfle à quatre ou cinq feuilles ; mais il est nécessaire qu'au moment de le cueillir, on ait ignoré complètement ce qu'on en fera plus tard.

La graine de trèfle, ramassée dans les mêmes conditions, produit aussi ce résultat.
Une femme qui veut rendre un homme amoureux lui met dans sa poche sans qu'il s'en aperçoive, un peu de germandrée aquatique.

Le jeune homme pour être aimé d'une femme doit placer sur elle, à son insu, la moitié d'un bulbe de martagon et garder l'autre moitié dans son vêtement.
( Le Lis martagon est réputé pour ses propriétés antirhumatismales).

En Haute Bretagne, un homme qui mettrait de la joubarbe dans sa poche, et la ferait sentir à une fille, la contraindrait de courir après lui.
(Les feuilles de la joubarbe contiennent des substancesdiurétiques et vulnéraire . Son utilisation est surtout réservé aux traitements des cors aux pieds.)

Dans la Vienne quand on veut forcer un garçon à aimer une fille, et réciproquement, on leur offre séparément à chacun, un bouquet de feuilles de mauves avec des fleurs de muguet au milieu.
Dans l'Allier, on souffle sur du trèfle à quatre feuilles et on le fait respirer à l'objet de son amour.

Dans le Cher, la fille qui porte sur soi un trèfle préalablement trempé dans l'eau bénite attire les amoureux.

En Haute-Bretagne, si on a de l'herbe d'oubli dans sa manche, on peut se faire suivre partout par la personne à laquelle on l'a fait sentir ; auncune femme ne peut résister à celui qui a dans sa poche une fleur de trèfle incarnat.

En Savoie, lorsque la marguerite effeuillée a répondu : pas du tout, l'amoureux tâche de placer subrepticement trois plantes fleuries de la "main du diable" sous l'oreiller de sa bien-aimée.

Les plantes qui, mangées ou bues en décoction inspirent de l'amour, étaient probablement plus employées autrefois que de nos jours. On en rencontre plusieurs au XVe siècle dont l'usage n'a pas été relevé à l'époque comtemporaine : Quand une femme veult estre de son mary ou de son amy bien amée, si lui face mengier herbe de chat, et il sera d'elle si très-amoureux qu'il n'aura aucun repos se d'emprez elle n'est.

Au XVIIe siècle, un théologien parle des femmes qui pulvérisent du pouillot sauvage, le jettent dans le boire ou le manger de ceux de qui elles veulent être aimées et le leur font prendre, se persuadant qu'il a une vertu attractive et qu'il peut apporter le coeur et la volonté de ceux qui le prennent à aimer celles qui le leur présentent.

Dans la Gironde, les jeune sfilles mélangent de la pradelle (patience) en poudre dans la boisson ou dans les aliments de ceux qu'elles poursuivent.

Dans la Vallée d'Aoste, une boisson destinée à éveiller l'amour chez la personne qu'on aime est faite avec une plante dont la fleur est violette chez le mâle et blanchâtre chez la femelle : on donne à boire l'eau du mâle aux femmes et l'eau de la femmelle aux hommes.

Et maintenant, courrez vite les champs et cueillez l'herbe qui retiendra vos amoureux/ses...

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